Formations et conseils

Feux de route

Quand allumer les feux ?
Du coucher au lever du soleil. Dès que le soleil est couché, vos feux doivent être allumés. Vous devez aussi les allumer par visibilité réduite (brouillard, orages…)
(Règlement sur les abordages, règle 20)

Quoi allumer?

Sous voile :

  • Vous devez montrer des feux de côté (vert à tribord et rouge à bâbord) et un feu blanc à l’arrière.
  • Ces feux peuvent être combinés en un seul, situé en tête de mât (feu tricolore)
  • Les voiliers de moins de 7 mètres peuvent remplacer ce qui précàde par un feu blanc, visible sur tout l’horizon.

(Règlement sur les abordages, règle 25)
Sur les tableaux électriques, ça correspond à l’inscription « feux de route » ou « running lights ».

Au moteur :

  • Vous devez montrer un feu de mât à l’avant (c’est le feu blanc que l’on retrouve sur le devant du mât, à la hauteur des barres de flèche), en plus des feux de côté et un feu blanc à l’arrière.
  • Même remarque pour les bateaux de moins de 7 mètres, à condition que le bateau ne dépasse pas 7 nœuds.

(Règlement sur les abordages, règle 23)
Sur les tableaux électriques, en supplément des feux de route, on allume le « feu moteur » ou « steaming light ».

Non, il n’est pas approprié d’allumer le feu de mouillage. Le tricolore et le feu de mouillage ensemble ne sont pas indiqués non plus. Vous ne devez pas allumer non plus le tricolore avec le feu de mét situé dessous. Si vous avez installé un tricolore, les feux de route d’origine devraient &eacirc;tre conservés pour servir au moteur.

Au mouillage:

  • Vous devez montrer un feu blanc visible sur tout l’horizon pour signaler votre présence.
  • Tableau électrique : « feu de mouillage » ou « anchor light ».

Pour référence : « Règlements sur les abordages »
http://www.tc.gc.ca/lois-reglements/generale/l/lmmc/reglements/010/lmmc014/lmmc14.html


Techniques d’amarrage

Terminologie

Traversière arrière : de l’arrière du bateau vers l’arrière de l’aiguillette. Limite les mouvements latéraux de l’arrière

Traversière avant : de l’avant du bateau vers l’avant de l’aiguillette (deux sont visibles pour chacun des bateaux illustrés). Limite les mouvements latéraux de l’avant.

Garde montante : de l’arrière de l’aiguillette vers l’avant du bateau. Empêche le bateau d’avancer.

Garde descendante : de l’avant de l’aiguillette vers l’arrière du bateau. Empêche le bateau de reculer.

Le bateau du bas est représenté avec trois traversières (une arrière et deux sur l’avant), une garde montante et deux gardes descendantes. Les gardes montantes et descendantes doivent être bien tendues (souquées). Les traversières ne doivent pas être très tendues, juste assez pour limiter les mouvements du bateau mais en s’assurant que le bateau ne donnera pas d’à-coup sur ses amarres s’il y a des vagues.

Si une rallonge électrique descend sur le quai pour brancher le bateau sur le courant électrique, assurez-vous que cette rallonge est plus longue que les amarres et ne risque pas de devenir elle-même une amarre.

Cordage

Le nylon ou le polyester sont acceptables. Le fait que le cordage soit toronné ou tressé n’a que peu d’importance, le cordage toronné est moins cher et se répare plus facilement alors que le cordage tressé reste plus souple et résiste mieux à l’usure. Le cordage jaune à base de polyéthylène ou polypropylène (flottant) ne doit pas être utilisé pour l’amarrage. Ce cordage est très sensible aux ultraviolets et peut céder sans prévenir.

Le diamètre du cordage ne devrait pas être de moins de 3/8 de pouce pour les petits bateaux et de 1/2 pouce pour les plus gros. Le soleil brûle moins rapidement un cordage plus gros et l’usure le traverse plus lentement. Un &eolig;il épissé à une extrémité est très utile mais non nécessaire. Un bateau bien équipé devrait disposer de quatre amarres d’une longueur d’au moins une fois et demi la longueur du bateau (ex : amarres de 45 pieds pour un bateau de 30 pieds). Pourquoi quatre ? Pour pouvoir en ajouter quand le mauvais temps menace et pour pouvoir faire la rotation régulière des amarres. Enfin, nous avons l’habitude de laisser nos amarres sur le quai quand nous partons. Si les conditions météo sont difficiles quand nous revenons, il est beaucoup plus facile d’accoster avec nos amarres de rechange à la main.